La population urbaine pessimiste quant à la tenue des élections apaisées en 2015

Election.Burundi.2.2010(le 8 mai 2014, http: //www.netpress.bi) A une année seulement des élections de 2015, la rédaction s’est contentée de tendre le micro à certains individus de la capitale de Bujumbura pour exprimer leurs points de vue sur la préparation des élections de 2015. Beaucoup d’entre eux précisent que, dans le contexte actuel, rien ne garantit la tenue de ces élections car aucun mouvement n’est palpable dans ce sens malgré les assurances du numéro 1 de la République. Celui-ci dit à celui qui veut l’entendre que les élections de 2015 connaîtront un succès plus que d’autres scrutins qu’a connus le Burundi.

Pour eux, à l’approche de ces échéances électorales, les partis politiques restent divisés par le ministère de l’intérieur et en conséquence, il ne peut pas y avoir de transparence. Car, s’expriment-ils, personne ne peut ignorer que les ailes créées par le ministre de l’intérieur visent à éliminer certains leaders politiques comme Agathon Rwasa et d’autres.

Selon eux, l’ex-rebelle se trouve être le plus populaire avec beaucoup de militants de loin derrière lui que le novice en politique, Jacques Bigirimana, qui se réclame chef du parti Fnl. Cela est un des exemples parmi les partis divisés car même chez le parti Uprona, beaucoup savent la force écrasante qu’a le Pr Nditije face à la nouvelle aimée du pouvoir en place Concilie Nibigira, indiquent ces interlocuteurs. Il en va de même chez l’Upd-Zigamibanga et autres, précisent-ils. Ils signalent tout cela pour montrer le climat politique malsain qui ne garantit pas la tenue des élections inclusives. Ils signalent également que les représentants légitimes de ces formations politiques n’ont pas droit de réunion avec leurs militants, le cas récent étant celui de Charles Nditije qui a été escorté de Rutana à Gitega, puis à Muramvya et enfin à Bujumbura alors que c’est un député couvert de tout ce que l’on peut appeler « immunité parlementaire ».

Ils n’oublient pas de signaler le phénomène de la milice « Imbonerakure » qui s’amplifie actuellement de plus en plus et qui pourrait être amené le moment venu à semer la terreur lors des élections afin que le parti Cndd-Fdd se pérennise au pouvoir. Un autre aspect que nos interlocuteurs mettent en avant est que si une fois le pouvoir échoue dans sa pratique de diviser un parti, il passe par d’autres manœuvres possibles pour handicaper les activités de cette même formation politique.

Concernant cette idée, ils mettent en avant l’échec du ministère de l’intérieur de créer des ailes au niveau du parti Msd d’Alexis Sinduhije. Mais, renchérissent-ils, le gouvernement a déployé trop d’efforts pour faire exiler encore une fois le leader de ce parti et suspendre même ses activités momentanément. Tout cela, ajoutent-ils c’est une preuve supplémentaire que le climat politique n’est pas du tout à favoriser la tenue des échéances électorales de 2015. En outre, s’inquiètent-ils, il y a une pauvreté extrême dans le pays qui risque de se se répercuter sur le financement électoral.

Comment est-ce que les bailleurs peuvent facilement céder leurs aides pour la tenue des élections dans un pays où les droits de l’homme continuent à être bafoués, se demandent-ils. Des activistes des droits de l’homme et des journalistes qui sont trainés devant la justice pour avoir évoqué mis en évidence les tristes réalités que le gouvernement voudrait cacher à tout prix, poursuivent-ils. Alors selon eux, même si apparemment il se fait tard pour résoudre toutes ses questions, il suffit qu’il y ait la volonté politique de s’asseoir avec tous les acteurs de la vie politique du Burundi, pour qu’il y ait à temps la rectification du tir, proposent les intervenants.

Il faudrait que le gouvernement laissent les partis politiques s’organiser tous seuls et ils interpellent ici le ministre Nduwimana de respecter les principes démocratiques et laisser toutes les manœuvres dictatoriales déjà entreprises. Nos interlocuteurs estiment qu’il le fait sciemment. Ils demandent à la communauté internationale de tout faire pour que les politiciens en exil rentrent pour préparer 2015 même s’ils regrettent pourquoi le Burundi fait toujours recours à l’étranger même pour de petites choses qu’il pourrait lui-même régler dans l’entre-temps.

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