Le Président du MNB appelle à la fin de la IIIème république

A quand la fin de la III ème république ?

Les burundais oublient vite, avait dit un jour un ancien dirigeant du pays ! Il n’avait pas tort. Les burundais aujourd’hui se préoccupent de gérer leur quotidien rendu misérable par un système de gouvernance vieux, corrompu et en mal d’inspiration et ne se penchent presque plus sur les réalités politiques du Burundi.

Les burundais savent-ils qu’ils sont toujours dans la troisième république ? Non, personne n’y prête attention, même les dirigeants d’aujourd’hui qui sont seulement occupés à piller les richesses du pays. Par contre, son fondateur ne manque jamais l’occasion de le rappeler à ses interlocuteurs car c’est sur ce fait accompli que lui et ses acolytes fondent leur gagne pain.

Revenons un peu en arrière pour voir les ratés de cette république.

* Un coup d’état qui n’en est pas un: Le 3 septembre 1987, il n’y a pas eu de changement de pouvoir. Ni même le 1 er novembre 1976 d‘ailleurs. Loin de là. Il y a eu une révolution de palais. L’autre durcissait le ton et voulait tout prendre pour lui. Les courtisants ne recevant plus que des miettes. Il fallait donc faire venir un homme du clan, capable de remettre en place une bonne  redistribution des biens mal acquis. C’est le cas jusqu’aujourd’hui. Seulement s’y ajoutaient quelques étrangers à ce clan . Il fut un temps où c’était les frodébistes et maintenant ce sont les anciens maquisards du CNDD-FDD et peut être demain, ceux du PALIPEHUTU si on ne prend pas garde.
* Une charte de l’unité national: Le 5 février est une date qui rappelle les burundais que le crime est le seul moyen pour accéder au pouvoir. Fini les coups d’état, maintenant il faut des massacres ou des rebellions pour accéder au pouvoir. Donc il faut du sang. Ce même sang que les dignitaires se sont lavés les mains en 1990. Vaste blague aussi. Personne n’y croit plus et les massacres continuent.
* Les interminables négociations: Les accords d’Arusha qui sont à la une aujourd’hui prennent racines à Mwanza en juillet 1996 et vont se concrétiser avec les pourparlers de San Egidio suivis finalement par les discussions d’Arusha. Ces accords sont le résultat des négociations entre les criminels hutu et les putschistes hima de Bururi. Le reste des participants n’étaient que des figurants.
* Le partage du pouvoir: Les criminels hutu et les putschistes hima de Bururi se sont convenus de Kajaga en 1994 à Arusha en 2000 que le partage du pouvoir sera le socle de leur pacte pour diriger éternellement le Burundi. Vous avez tué nos cousins tutsi depuis 1965 vous devez donc prendre 60% des postes. Vous avez massacré nos frères hutus depuis 1972, nous acceptons de vous céder 40 % des postes. C’est tout !
* Une réconciliation qui ne vient jamais: Les ténors de la troisième république n’accepteront jamais de répondre devant la justice. Ils feront tout pour maintenir leur « immunité provisoire » et au cas échéant à le transformer en définitive. Les deux camps ont tout à gagner à ce que la justice ne vienne perturber leurs intérêts. Or le fondement de la réconciliation, c’est la justice et le pardon pour et par les victimes. Des hutu sont morts pour que, quelques hutu arrivent au pouvoir pour voler ce qui leur reviennent habituellement. La même chose chez les tutsi. Mais en fin de comptes qui a perdu ? C’est le peuple. Celui-là même qui est manipulé à chaque fois que de besoin.

Voila les cinq points saillants qui caractérisent brièvement le système qui gouverne le Burundi aujourd’hui. Ce système ne profite qu’à moins de 1 % de la population. Le reste est oublié dans les campagnes et dans les ghettos urbains.

Arusha est un bon texte. Notre constitution également. Mais le seul problème c’est sa mise en application. Les hutus qui en profitent aujourd’hui sont ceux du parti au pouvoir. Les tutsi qui reçoivent des dividendes appartiennent à la classe des « républiquards » hima de Bururi et leurs acolytes. Si vous ne faites pas partis de ces deux groupes, circulez et allez voir ailleurs.

Il faut au minimum mettre en place un cadre qui permettra de changer cela et de faire participer tout le monde au développement de notre pays. Sinon, à quoi ça sert de continuer avec ces deux textes. C’est le seul moyen de satisfaire tout le monde.

Nous faisons donc un clin d’œil aux burundais aujourd’hui d’en profiter pour exiger la fin de la troisième république. Pensons à un nouveau système où tous les maux cités plus haut ne reviendront plus jamais.

Alors Colonel BUSOKOZA (oui chez nous vous êtes colonel) sonnez le glas pour annoncer la fin de la troisième république !

le 10 novembre 2013, par CIRAMUNDA Richard

7 réflexions sur “Le Président du MNB appelle à la fin de la IIIème république

  1. Même les grands tenors de l’ADC IKIBIRI sont ceux du cercle vicieux de la 3ème République saut RWASA et SINDUHIJE!Ne faudrait-il pas leur donner de la chance pour profiter de leurs innovations es politique,si jamais ils en ont réellement?Nous sommes fatigués de ces régimes totalitaires, sana vision et corrompus!!!

    • bonjour et bonsoir pour chacun ou il est.je viens de lire un article qui demande de suporter le president de MNB pouvoir gouverner le BURUNDI.S’IL s’avere que le president de MNB PUISSE FAIREquitter nkurumbi au pouvoir.Moi PIERRE NDUWIMANA,JE SUIS PRET a supporter le president du MNB,AU POINT DE VU financier et moralement.de plus,je suis pret a rentrer le premier jour ou j’entendrai que le president du MNB.Courage monsieur le president.dukeneye igihugu kirimwo abashingantahe,igihugu kirimwo umutekano,igihugu kirimwo ubutungane.je vous dis la realite,que je beacoups etudier pendand les 6 ans que je viens de passer aux etats ETATS-UNIS.VOILA MON OPINION. .

  2. De ma part le problème avait commencé depuis l’indépendance du Burundi car tous qui ont dirigé le Burundi ne se souviennent pas de l, histoire du pays. Vous savez tous ceux qui ont passé au bas de l’école, nous a étudié le traité de Kiganda qui a couté beaucoup de vie des burundais mais on n’a jamais eu cette souvenir dans les événements du Burundi. Encore ni les hutu ni les tutsi, ils sont dans le même faussée car dans tous les points politiques ils y avaient des hutus et tutsi jusqu,aujourd,hui comme hier. Je m’excuse car je viens de vous donner un petit exemple mais il yen a beaucoup a cause des fautes que nos dirigeants avaient fait, nous remarquons que les mêmes bêtises reviennent. Alors soyez- vous prêt a résoudre les problèmes qui déshonorent ta patrie. Ni les hutus ni tutsi tous ont perdu les membres de leur familles alors que faisons- nous? Entant que les jeunes d,aujourd,hui nous évitons les autres telle que les adultes et les politiciens de changer leurs avis car nous voulons la paix et non la guerre qui nous coute la vie, nous sommes assez du sang qui coule pour rien. Attention les patriotes ne veulent pas du sang mais ils résolvent tous les problèmes sans s’aimer eux même. Nous voulons construire le pays qui est aimable par tous le monde sur la terre et celui qu’il pense qu’il est hutu ou tutsi, il est en retard tous nous sommes des burundais qui veulent le développent du pays dans tous les sens. Car nous les burundais, nous sommes capable capable de construire des avions de tous sortes des ingénieurs, des docteurs de tous les catégories…
    si vous voulez rester dans la misère tant pis pour vous merci.

    • Urumugabo w’ijunja ingingo n’ijambo, renguka usome »rusose umwansi yangare!Uvuze ibintu vyiza kandi vyumvikana, hasigaye ko haba abantu bafise ubuntu n’amatwi ategera ukuri, humura burira ntibutera ku mpeshi, Imana izodushumbusha iduhe abantu nkawe, nka Rwagasore, bariho igihe kizogera umurokozi Imana izomuduha IZERE, ja mbere ntihagire ugusubiza inyuma muvyiyumviro vyawe, que rien ne nous arrête. Hakuba imbwa wopfuma uba Imva yararivumereye Infura y’Iguze Uburundi Umuganwa ata umugani Louis RWAGASORE.

  3. Le mal de la troisieme republique est que buyoya a refusé de voler les elections en 1993,areka umuhutu aratsinda. Quand la deuxieme republique voulait reprendre le pouvoir pour aneantir les hutu, le vrai major a demontré son efficacité. Il a encore donné la chance aux hutus. nico gituma mwagumye mumwita umuhutu, twarabahinyuye

  4. Félicitations.
    Juste un ajoût: L’ADC-IKIBIRI constitue le noyeau de la troisième république … A mon avis, l’Accord d’Arusha façonné par les groupes G Hutu et G Tutsi, cet Accord doit, non pas être modifié mais être eradiqué! En bref, le Burundi est sans Constitution (voir prochain article: les non-dits V) … A suivre …

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