Pour que les élections de 2015 soient couronnées de succès…

(le 7 novembre 2013, http://www.burundi-info.com) Le séminaire-atelier qui a réuni les représentants des partis politiques, les acteurs politiques, les représentants de la société civile, les représentants du gouvernement et les membres de la CENI, du 05 au 06 novembre 2015 a été couronné de succès, selon divers témoignages des participants. Parmi eux, Agathon Rwasa ancien président du FNL, qui est intervenu le premier en qualité d’acteur politique, a exhorté les participants surtout les représentants des partis politiques de s’acquitter pleinement de leur devoir pour garantir un bon déroulement des élections de 2015, en encadrant leurs militants.

Au gouvernement de ne plus s’immiscer dans les affaires internes des partis politiques, puisque dit-il, que c’est la raison pour laquelle, il a perdu la présidence du parti FNL. Ce que Jacques Bigirimana a démenti en parlant d’abandon de poste sans motif ni justification. Onésime Nduwimana porte-parole du parti CNDD-FDD s’exprimant sur la probable candidature de l’actuel président de la République Son Excellence Pierre Nkurunziza, laquelle Rwasa venait de qualifier d’anticonstitutionnelle, a laissé entendre que l’élection du président de la République, en 2005, le président de la République a été élu par le parlement les deux chambres réunies. Or, a-t-il ajouté, ceux qui cherchent à barrer la route à l’actuel président de la République pour les élections de 2015 ne se donnent pas la peine de lire ou font semblant de ne pas comprendre ce que dit l’article 96 de la Constitution de la République du Burundi. Celui-ci, stipule que le président de la République est élu au suffrage universel direct. Donc, un homme, une voix. Ainsi, a-t-il continué, pour vous dire qu’une fois son parti le CNDD-FDD, le lui demande demain, il aura droit à briguer son second mandat car la loi fondamentale le lui autorise. Quant à son jugement sur le pas franchi dans les préparatifs des élections de 2015. Onesime Nduwimana comme le ministre de l’intérieur Edouard Nduwimana, tous les deux se disent confiants. Le premier a laissé entendre que les préparatifs des élections de 2015, diffèrent beaucoup de ceux de 1993, 2005 et 2010.

Puisque, aujourd’hui, on a toutes les chances de prévenir les dérapages pendant la période pré-électorale et postélectorale. Quant à Edouard Nduwimana, ministre de l’intérieur a pu citer trois raison garantissant un excellent déroulement des élections de 2015. Tout en se félicitant d’avoir mis en application la feuille de route convenue en mars 2013 à Bujumbura et intégré les recommandations issues de la réunion de Kayanza dans le code électoral, il a cité d’abord la présence de tous acteurs concernés. Ensuite, l’altitude constructive qu’ils ont adoptée et en fin le soutien des partenaires. L’ambassadeur Pierre Claver Ndayicariye, président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a donné le même son de cloche. Cependant, s’adressant à la presse en marge de l’atelier, l’ambassadeur Ndayicariye a constaté que nombreux des participants ne ignorent pourquoi, ils ont été associés.

Selon, toujours Ndayicariye, ils posent des questions de savoir comment prévenir les conflits électoraux dans tel cas ou dans un autre, au lieu de faire des propositions de stratégies ou la mise en place des mécanismes ad hoc. On dirait, poursuit-il, que cette tache est l’apanage du gouvernement et la CENI. Et de continuer : « Je ne comprends pas pourquoi, certains acteurs politiques semblent s’apprêter à porter plainte contre les résultats des élections de 2015, au lieu de chercher à éviter qu’il y ait des plaintes. Raison pour laquelle, ils ont été associés, pour que demain, personne ne se plaigne. » Et de conclure : « Le Code électoral devrait être amendé pour prévoir des sanctions à l’encontre des délinquants électoraux, pour apporter une valeur ajoutée à la qualité des prochaines élections de 2015. Ces sanctions devraient revêtir un caractère dissuasif sous forme de paiement d’amendes contre les auteurs des violations du code électoral. » Les grandes recommandations issues de ces échanges ont été formulées à l’ endroit de tous les intervenants.

Au gouvernement, de délivrer une nouvelle carte nationale d’identité biométrique le plus rapidement possible, pour pouvoir identifier les électeurs, d’associer tous les concernés à tout ce qui est de la préparation des élections de 2015. Aux partis politiques de mobiliser leurs militants et les sensibiliser, les encadrer pour éviter le désordre et l’insécurité avant, pendant et après la période électorale. A la CENI, de disponibiliser tout le matériel à temps et vulgariser les textes électoraux a travers des ateliers et séminaires pour que les mandataires politiques et autres observateurs aient une connaissance suffisante.

Jean Ikoraneza

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