La société civile burundaise se mobilise pour le stricte respect de l’Accord d’Arusha

(le 4-11-2013, http://fr.igihe.com ) 519 organisations de la société civile burundaise ont organisé ce lundi 04 novembre 2013, la campagne « Ne touchez pas au consensus d’Arusha » pour s’insurger contre le projet unilatéral du gouvernement d’abroger la constitution de République en vigueur.

Dans le communiqué rendu publique ce lundi 04octobre 2013, ces associations par la voix de Vital Nshimirimana délégué général du FORSC(Forum pour le renforcement de la Société Civile), se sont dites surprises par des informations relayées par des radios locales, faisant état d’un conseil ministériel ayant adopté le projet de révision de la constitution. Vital Nshimirimana s’inscrit en faux contre des justifications pour le moins convaincantes qui laissent croire à l’opinion que la révision de la constitution est guidée par le respect de la feuille de route de Kayanza que ces associations estiment violée sous plusieurs angles. Il déplore que les dispositions à réviser démontrent la volonté de mettre en place une oligarchie à la tête du pays.

Au demeurant, Vital Nshimirimana rappelle les conditions dans lesquelles l’accord d’Arusha a été négocié et à quel prix les burundais sont parvenus à cet accord historique. Il a ainsi expliqué que parmi le problèmes majeurs auxquels les burundais ont cherché la solution figurent l’exclusion et le génocide. D’où, selon lui, cette constitution émanant par ailleurs de cet accord d’Arusha, ne saurait être révisée sans que tous les acteurs de la société puissent légitimement y apporter leurs contributions citoyennes. « Nul ne saurait jeter cet accord ou le remettre en cause ni en tout ni en partie, à moins que l’on ait une mémoire courte », a indiqué le président du FORSC.
Il appelle préalablement à un débat sur le principe et les modalités de la révision de la constitution de la République.

En conclusion, ces organisations de la société civile interpellent le gouvernement pour qu’il amorce le dialogue autour de la révision de la constitution afin de permettre à tous les acteurs de la vie publique y compris la société civile de contribuer. Elles ont aussi appelé la communauté nationale et internationale d’appuyer les burundais à sauvegarder les acquis de l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation.

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